Haiku 112 - bascule
mi-mars, la bascule
dernier baroud de l'hiver
vite le printemps
14/03/13 - ©dh
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
mi-mars, la bascule
dernier baroud de l'hiver
vite le printemps
14/03/13 - ©dh
dans un froid mordant
l'hiver s'étale sans fin
le blanc n'est pas trêve
13/02/13 - ©dh
Elle m’a quitté. Ma nana m’a plaqué. Si, si... et pour de bon cette fois. Ce matin, à l’heure du p’ti déj, j’suis tombé sur un p’tit mot plaqué à la porte du réfrigérateur. Sous le magnet à l’effigie du capitaine Haddock j’ai pu déguster, vous apprécierez j’en suis sûr, la prose de celle qui est désormais mon ex :
«A toi l’amateur de haikus, pas de grand discours, juste l’essentiel :
T’es com’ ce frigo
Gros, ronflant, parfois bourré
Et trop con gelant
Atchao, à jamais... »
06/02/13 - ©dh

Crépuscule... Tu t’offres sans retenue là-bas, tout au bout de ce boulevard du... Crépuscule... Où se silhouettent en ombres chinoises des personnages énigmatiques, habitants ou maîtres du... Crépuscule... Des dieux sans doute avec Rê en fruit mûr, trop blet, baignant dans son jus orangé, sirupeux jusqu’à l’écœurement, s’offrant, vieux prostitué, à la tentation des gourmands de l’extase en appât merveilleux de l’instant présent du... Crépuscule... Des damnés jetés par lui, sans état d’âme, dans les bras de la nuit profonde suiveuse du... Crépuscule.
L’orange et le noir ne se marient-ils pas à merveille ?
31/01/13 - ©dh
Crédit photo : Randover
heureux celui qui
comme moi, peuple ses rêves
de beaux voyages
29/01/13 - ©dh
les nuits les plus noires
sur le blanc manteau d'hiver
jamais ne sont noires
21/01/13 - ©dh
avec lui
l’échange s’anime
se gonfle
gagne en saveur
en acide
dérape parfois
mais livre les cœurs
dans une franchise
noyée d’amour
mais aussi
hélas
parfois de haine
quand l’insensible arrive
l’indifférence se replace
s’efface alors le langage du familier
à sa place l’ancien
prince des bonnes manières
du grand
du mépris
de la froideur
le vous de la bienséance
qui passe sans vous voir
alors sans celui que je ne peux nommer
le u orphelin resserre les bouches
en caisses de résonnance de sirènes
pour ces mélodies désespérées
perdues au loin dans les bois
là où dans les branches des arbres
s’enroule l’écharpe sans fin d'un air glacé
14/01/13 - ©dh
dans mon jardin
tombent et tomberont toujours
les feuilles mortes
du grand arbre dominant
dans mon jardin
crissent et crisseront constamment
les blancs graviers de l’allée
sous le pas du passant
dans mon jardin
s’enfuient et s’enfuiront sans cesse
les couleurs éclatantes de l’été
à l’hiver approchant
dans ce jardin
frémit et ne frémira pas éternellement
mon cœur aux douces senteurs
des printemps renaissants
27/12/12 - ©dh
s'écrit noir sur blanc
l'abandon sans condition
des arbres à l'hiver
14/12/12 - ©dh
souviens-toi d'hier
des glissades improvisées
des gamelles aussi
11/12/12 - ©dh
blanc et tournoyant
le premier est toujours beau
messager d'hiver
06/12/12 - ©dh
Gris, gris, quand tout est gris le ciel est plombé, l’humeur chagrine, le végétal terne, les maisons sans relief, les objets sales. Etaler son ressenti en pareille circonstance c’est, bien souvent, établir une échelle dans les valeurs tonales, du clair au foncé, comparer au minéral ou à l’animal. Pétrole, ardoise, anthracite, éléphant, souris... Les voilà bien souvent associés au descriptif de la quasi-noirceur des jours tristesse, des jours sans soleil. Tout cela est totalement immérité. La morosité générale prend source ailleurs. Rendons à Caesar ce qui lui appartient, rendons à l’homme ce qui est à l’homme. Le gris est à l’usure, le gris est à la tribune.
04/12/12 - ©dh