07 mai 2008

Ether

Un joli mot s’est envolé dans le ciel bleu
Un amoureux a essayé de l’attraper
Pour l’offrir à sa belle en échange d’un baiser
Un doux et bel espoir appelé de ses vœux

Mais l’amour ne peut vivre que de vérité
On ne peut donner que ce qui nous appartient
Jamais ô grand jamais un cœur qui n’est pas sien
Le bonheur se conjugue mal à l’imparfait

L’éther des poètes est empli de merveilles
Liberté nous est donnée de bien l’apprécier
Préservons alors son originalité

Il vit en nous et ne connaît pas le sommeil
Alimenté par le courant de nos pensées
Son unicité assure son éternité


07/05/08 - ©dh

06 mai 2008

Haïku 16

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Souffle p'tit vent doux
Le mouton blanc dans le ciel
Se baigne d’azur


06/05/08 - ©dh

22 avril 2008

Si j'étais grand

 

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si j’étais grand
d’une main je dévierais le fleuve
pour alimenter ta terre desséchée
mon frère
tu y boirais de tout ton saoul
et le soir venu
tu te coucherais
heureux et rassuré
sûr de ce lendemain
où tu retrouverais
l’océan doré
des étendues de blé
que tu moissonnerais
afin de préparer aux tiens
le plus merveilleux des pains

si j’étais grand
d’une main je te couvrirais
pour te protéger de tout
mon frère
tu n’aurais plus rien à craindre
ni du temps
ni de l’homme
et chaque jour qui passerait
t’amènerait la sérénité
que tu léguerais à tes enfants
comme l’unique héritage
à entretenir et à partager
avec ceux à qui
ils auraient tendu la main
mon frère

si j’étais grand


22/04/08 - ©dh

08 avril 2008

Fin d'hiver

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Seul, planté au milieu d’un champ
Se profile dans la brume matinale
La silhouette noire d’un vieil arbre bancal
Bercé par la lenteur du rythme ondoyant

D’un petit vent glacial bourré d’arrogance
Qui s'invite sans retenue à la procession
De nuages foncés à la mine de plomb
Eléments d’un tableau ouaté tout en mouvance

J’espère le soleil et la chaleur de ses rayons
Mais le ciel gris aidé de son complice blanc
Sûrs de leur force lambinent en s’étirant

Impuissant face à cette entente de larrons
J’admire cet hiver qui encore s’accroche
Triste et heureux à la fois de sa fin proche


07/04/08 - ©dh

01 avril 2008

Haïku 15

Rose cerisier
Ravive l’éclat des yeux
Renaît le printemps


01/02/08 - ©dh

31 mars 2008

Duel

Des nuits et des lunes
Longtemps il a vécu
Cherchant bonne fortune
Jamais ne fut repu

Son pas devint lourd
Son ombre l’inquiétait
Craignant tout alentour
Le doute l’assaillait

Sous une pluie d’étoiles
Au pied d’un grand chêne
Apparut sous un voile
La vision d’une reine

S’approchant au plus près
Un énorme frisson
Secoua tête et pieds
Vacilla sa raison

Se tenait face à lui
Non pas une gente dame
Mais bien celle que l’on fuit
La faiseuse de larmes

Elle lui saisit la main
Et sa vie défila
Preux chevalier d’airain
Jusqu’à la fin tiendra

D’un mouvement ultime
Il sortit son épée
Et cria à l’abîme
Je meurs mais je renais
 
La lame fendit l’air
Dans l’arbre se planta
La nuit devint plus claire
Courage il retrouva

Ce n’était pas son heure
Elle attendra plus tard
Au diable toute peur
Gardons le cœur gaillard


31/03/08 - ©dh

27 mars 2008

Haïku 14

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Blanc immaculé
Rouge sang est ton linceul
Tibet... on te tue !


27/03/08 - ©dh

17 mars 2008

Aujourd'hui comme hier

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vivant dans l’angoisse chaque nuit
ils, elles sursautaient au moindre bruit

quand passait milice ou occupant
leurs souffles s’entremêlaient au vent

leurs corps tremblants épousaient les murs
leurs paroles devenaient murmures

par familles et jusqu’au dernier né
ils furent des milliers de raflés

pauvres victimes d’indifférence
coupables d’avoir aimé la France

hier les chemises étaient brunes
hier la vie avait goût d’amertume

c’était hier, il y a longtemps
aujourd’hui l’on revit cet avant

aujourd’hui d’immigrés il ne veut
aujourd’hui les chemises sont bleues


17/03/08 - ©dh

12 mars 2008

Le chemin

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après tant d’années passées
sur d’interminables sentiers
il s’arrêta pour souffler un peu
se retournant pour contempler
le chemin parcouru
il porta son regard au loin
vers les brumes bleutées
de l’horizon diaphane
cherchant désespérément
ce qui n’était plus que souvenir
le vertige le gagna
le sol se déroba sous ses pieds
l’obligeant à mettre genou à terre
le souffle court
les années lui pesaient
il prit sa tête entre les deux mains
et se laissa aller à un sanglot
jamais, jamais plus
il ne les reverrait
mais, dans son for intérieur
une voix lui disait le contraire
au point de le rasséréner
et, c’est empli de certitude
qu’il se leva d’un bloc
reprit sa route
gonflé de la confiance retrouvée
il en était sûr à présent
ils étaient là-bas
au bout du chemin
ils l’attendaient
eux qu’il avait tant aimés

 

12/03/08 - ©dh

29 février 2008

Haïku 13

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L'oiseau qui partait
M'a dit : Adieu mon beau pays
C'est trop con ici


29/02/08 - ©dh