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daniel - Page 28

  • Le message du réfrigérateur

    Elle m’a quitté. Ma nana m’a plaqué. Si, si... et pour de bon cette fois. Ce matin, à l’heure du p’ti déj, j’suis tombé sur un p’tit mot plaqué à la porte du réfrigérateur. Sous le magnet à l’effigie du capitaine Haddock j’ai pu déguster, vous apprécierez j’en suis sûr, la prose de celle qui est désormais mon ex :

    «A toi l’amateur de haikus, pas de grand discours, juste l’essentiel :

    T’es com’ ce frigo
    Gros, ronflant, parfois bourré
    Et trop con gelant

    Atchao, à jamais... »


    06/02/13 - ©dh

  • Crépuscule

    Crepuscule_credit photo Randover.jpg


    Crépuscule... Tu t’offres sans retenue là-bas, tout au bout de ce boulevard du... Crépuscule... Où se silhouettent en ombres chinoises des personnages énigmatiques, habitants ou maîtres du... Crépuscule...
    Des dieux sans doute avec Rê en fruit mûr, trop blet, baignant dans son jus orangé, sirupeux jusqu’à l’écœurement, s’offrant, vieux prostitué, à la tentation des gourmands de l’extase en appât merveilleux de l’instant présent du... Crépuscule... Des damnés jetés par lui, sans état d’âme, dans les bras de la nuit profonde suiveuse du... Crépuscule.

    L’orange et le noir ne se marient-ils pas à merveille ?

     

    31/01/13 - ©dh

    Crédit photo : Randover

  • Haiku 110 - rêverie

     

    heureux celui qui
    comme moi, peuple ses rêves
    de beaux voyages

     

    29/01/13 - ©dh

  • Haiku 109 - nuit d'hiver

     

    les nuits les plus noires
    sur le blanc manteau d'hiver
    jamais ne sont noires

     

    21/01/13 - ©dh

  • Sans T

    avec lui

    l’échange s’anime

    se gonfle

    gagne en saveur

    en acide

    dérape parfois

    mais livre les cœurs

    dans une franchise

    noyée d’amour

    mais aussi

    hélas

    parfois de haine

    quand l’insensible arrive

    l’indifférence se replace

    s’efface alors le langage du familier

    à sa place l’ancien

    prince des bonnes manières

    du grand

    du mépris

    de la froideur

    le vous de la bienséance

    qui passe sans vous voir

    alors sans celui que je ne peux nommer

    le u orphelin resserre les bouches

    en caisses de résonnance de sirènes

    pour ces mélodies désespérées

    perdues au loin dans les bois

    là où dans les branches des arbres

    s’enroule l’écharpe sans fin d'un air glacé

     

    14/01/13 - ©dh

  • Dans mon jardin

     
    dans mon jardin
    tombent et tomberont toujours
    les feuilles mortes
    du grand arbre dominant

     

    dans mon jardin
    crissent et crisseront constamment
    les blancs graviers de l’allée
    sous le pas du passant

     

    dans mon jardin
    s’enfuient et s’enfuiront sans cesse
    les couleurs éclatantes de l’été
    à l’hiver approchant

     

    dans ce jardin
    frémit et ne frémira pas éternellement
    mon cœur aux douces senteurs
    des printemps renaissants 

     

    27/12/12 - ©dh

     

  • Haiku 108 - signature de décembre

     

    s'écrit noir sur blanc
    l'abandon sans condition
    des arbres à l'hiver

     

    14/12/12 - ©dh

  • Haiku 107 - hiver

     

    souviens-toi d'hier
    des glissades improvisées
    des gamelles aussi

     

    11/12/12 - ©dh

  • Haiku 106 - messager

     

    blanc et tournoyant
    le premier est toujours beau
    messager d'hiver

     

    06/12/12 - ©dh

  • Grisaille

    Gris, gris, quand tout est gris le ciel est plombé, l’humeur chagrine, le végétal terne, les maisons sans relief, les objets sales. Etaler son ressenti en pareille circonstance c’est, bien souvent, établir une échelle dans les valeurs tonales, du clair au foncé, comparer au minéral ou à l’animal. Pétrole, ardoise, anthracite, éléphant, souris... Les voilà bien souvent associés au descriptif de la quasi-noirceur des jours tristesse, des jours sans soleil. Tout cela est totalement immérité. La morosité générale prend source ailleurs. Rendons à Caesar ce qui lui appartient, rendons à l’homme ce qui est à l’homme. Le gris est à l’usure, le gris est à la tribune.

     

     

    04/12/12 - ©dh

  • Quiétude automnale

     

    lumière_d_automne.jpgJ’aime à me réchauffer aux rayons de ce soleil d’automne, à sentir mes épaules s’engourdir. J’aime quand s’engage ce combat, qui n’en est pas vraiment un, entre ce désir de s’assoupir et cette volonté de garder les yeux bien ouverts. Dans ces moments-là, je ne pense à rien de précis, me contentant de calmer ma respiration et de regarder, sans jamais les regarder, passer les gens, véhicules et animaux. Cet après-midi le ciel bleu est délavé. Parsemé de grandes plaques à peine blanches, il coiffe un paysage urbain inondé de lumière qui prend un air de détrempe miel or. Affalé sur un banc, je m’y enfonce, imperceptiblement, comme pour y rechercher un meilleur confort. Les battements de mon cœur se font de plus en plus espacés, la somnolence me gagne. Un bâillement, puis un autre, me tirent des larmes bien involontaires. La vue brouillée, je m’étire en me levant. Il est, pour moi, grand temps de rentrer avant que la journée ne soit trop entamée, conscient que le changement de luminosité modifierait et gâcherait, irrémédiablement, tout le bénéfice de ce moment de quiétude privilégié.

     

     

    22/11/12 - ©dh

  • Haiku 105 - spleen

     

    aux jours les plus courts
    tu t'allonges languissante
    mélancolie noire

     

    20/11/12 - ©dh