Haiku 120 - marrons d'automne
tombent les feuilles
hier sous ces grands marronniers
mes guerres d'enfance
20/09/13 - ©dh
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tombent les feuilles
hier sous ces grands marronniers
mes guerres d'enfance
20/09/13 - ©dh
Que de desseins et de quêtes d’éternité aux destins sombres dans cet univers. Il en est des futiles, c’est vrai, mais pas que. L’oubli, fait mineur au demeurant, se révèle être à la fin bien tragique. Je prends, j’absorbe, je recrache, j’oublie.
Erato effleure de sa main l’imaginaire du poète et le voilà officiant diffuseur livreur d’une pensée, d’un message. Visible et audible à son origine, l'apophtegme suit son chemin en s’estompant pour se perdre dans l’infini. Un caillou tombe et frappe le miroir lisse et immobile de la vie, de l'eau. L’onde du choc se disperse en une multitude de cercles concentriques qui vont en s’élargissant jusqu’à disparaître. L’intemporalité n’est pas de ce monde. Tout se dilue et se meurt avec certitude dans l’espace-temps comme se meurent les ronds dans l’eau.
19/09/13 - ©dh
maintenant la nuit
brille une lueur nouvelle
l'étoile Jacquard
13/09/13 - ©dh
au pied du platane
sur un damier de lumière
joue dame fourmi
23/08/13 - ©dh
des jours remplis d'or
fondent mon cœur dans mon corps
déjà la mi-août
16/08/13 - ©dh
reflet de la mer
l'oyat amant de la dune
roule en s'ondulant
07/07/13 - ©dh
Il fait beau sur Saint-Malo ce jour-là. A l’angle d’une petite rue, sur un mur à crépi gris, un message à la peinture blanche tagué au pochoir. L’espace d’un temps, qui demain sera éternité, je le déchiffre.
Tendre, je l’approuve sans retenue
Osé, il titille mon âme frondeuse
Ironique, sa lecture me réjouit
Lisible, il s’affiche ouvertement
Accessible, sa simplicité me rassure
Bref, il est compris en un quart de temps
Amical, son contenu se partage
Souriant, il illumine toute grisaille
Jeune, son écriture n’a pas d’âge
Engagé, il est sans conteste universel
Téméraire, son audace me plaît
Amoureux, il demeure indomptable
Idéal, sa flamme brille à jamais
Merveilleux, il appelle à la mobilisation
Eternel, le bonheur est dans son monde
01/08/13 - ©dh
mon amour en toi
comme ce roseau bercé
frémissant au vent
01/07/13 - ©dh
tout l'or du monde
jamais ne pourra brûler
l'âme du conscient
27/06/13 - ©dh
Disparu au loin
Bien loin, à un point
Que ça fit du foin
Il revient chafouin
En ce mois de juin
La pluie en témoin
Chantant tsoin-tsoin
Salut les coin-coin
Vraiment pour le moins
Quel vilain sagouin !
19/06/13 - ©dh
Frères humains, qui comme moi vivez
N’ayez les cœurs contre lui endurcis,
Car, se pitié de ce temps gris avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz...
Ce matin passait devant ma fenêtre une cohorte de nuages. Ces derniers étaient tous plus gris et noirs les uns que les autres. Cependant se détachait de ce troupeau, un spécimen plus clair et bien plus gros. Sa forme, au demeurant magnifique, ne m’invitait pas, hélas, à l’enthousiasme. Mais il faut que je vous l’avoue, son niveau bas, presqu’à ras le sol, et la particularité de son galbe tout en rondeur m’incitèrent à sortir de la maison. En scrutant cette splendeur naturelle il me sembla apercevoir à son avant, le dessin d’une énorme branche d’arbre. Je restais là longtemps à l’admirer, le visage détrempé par sa pluie. L’envie me prit alors d’aller récupérer la longue corde remisée dans mon garage. De retour dans le jardin, je tentais à plusieurs reprises d’accrocher la formidable branche de ce nuage. Mais à chaque fois qu’il me semblait l’atteindre, irrémédiablement la corde me retombait sur la figure. Je crois, je ne peux vous l’affirmer, que mes gesticulations eurent le pouvoir d’agacer ce visiteur céleste. Et après m’avoir généreusement offert une ultime saucée, il s’en alla tranquillement, presque nonchalamment…
Frères humains, qui...
31/05/13 - ©dh
crise, crise, crise
et même le ciel en pleurs
rajoute à la crise
20/05/13 - ©dh