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daniel - Page 24

  • Haiku 120 - marrons d'automne

      

     

    tombent les feuilles 
    hier sous ces grands marronniers
    mes guerres d'enfance 



    20/09/13 - ©dh

     

  • Oubli

    ronds.jpg



    Que de desseins et de quêtes d’éternité aux destins sombres dans cet univers. Il en est des futiles, c’est vrai, mais pas que. L’oubli, fait mineur au demeurant, se révèle être à la fin bien tragique. Je prends, j’absorbe, je recrache, j’oublie.

    Erato effleure de sa main l’imaginaire du poète et le voilà officiant diffuseur livreur d’une pensée, d’un message. Visible et audible à son origine, l'apophtegme suit son chemin en s’estompant pour se perdre dans l’infini. Un caillou tombe et frappe le miroir lisse et immobile de la vie, de l'eau. L’onde du choc se disperse en une multitude de cercles concentriques qui vont en s’élargissant jusqu’à disparaître. L’intemporalité n’est pas de ce monde. Tout se dilue et se meurt avec certitude dans l’espace-temps comme se meurent les ronds dans l’eau.

     

    19/09/13 - ©dh

     

  • Haiku 119 - se revoir Monsieur

     

    maintenant la nuit 
    brille une lueur nouvelle
    l'étoile Jacquard 



    13/09/13 - ©dh

     

  • Haiku 118 - après-midi de fourmi

     

    au pied du platane
    sur un damier de lumière
    joue dame fourmi 



    23/08/13 - ©dh

     

  • Haiku 117 - à la mi-août

     

    des jours remplis d'or
    fondent mon cœur dans mon corps
    déjà la mi-août 



    16/08/13 - ©dh

     

  • Haiku 116 - oyat

    oyat.jpg

     

    reflet de la mer
    l'oyat amant de la dune
    roule en s'ondulant 



    07/07/13 - ©dh

  • Message

    saint_malo.jpg

     

    Il fait beau sur Saint-Malo ce jour-là. A l’angle d’une petite rue, sur un mur à crépi gris, un message à la peinture blanche tagué au pochoir. L’espace d’un temps, qui demain sera éternité, je le déchiffre.

     

    Tendre, je l’approuve sans retenue
    Osé, il titille mon âme frondeuse
    Ironique, sa lecture me réjouit

    Lisible, il s’affiche ouvertement
    Accessible, sa simplicité me rassure

    Bref, il est compris en un quart de temps
    Amical, son contenu se partage
    Souriant, il illumine toute grisaille

    Jeune, son écriture n’a pas d’âge
    Engagé, il est sans conteste universel

    Téméraire, son audace me plaît

    Amoureux, il demeure indomptable
    Idéal, sa flamme brille à jamais
    Merveilleux, il appelle à la mobilisation
    Eternel, le bonheur est dans son monde

     

     

    01/08/13 - ©dh

     

  • Haiku 115 - roseau

    roseaux.jpg

     

    mon amour en toi
    comme ce roseau bercé
    frémissant au vent 



    01/07/13 - ©dh

  • Haiku 114 - conscience

    rosée_matin.jpg

     

    tout l'or du monde
    jamais ne pourra brûler
    l'âme du conscient 



    27/06/13 - ©dh

  • Juin ou le rendez-vous manqué

    averse.jpg

     

     

    Disparu au loin

    Bien loin, à un point

    Que ça fit du foin

    Il revient chafouin

    En ce mois de juin

    La pluie en témoin

    Chantant tsoin-tsoin

    Salut les coin-coin

     

    Vraiment pour le moins

    Quel vilain sagouin !

     

     

    19/06/13 - ©dh

     

  • Ballade

    nuage_blanc_noir.jpg

    Frères humains, qui comme moi vivez
    N’ayez les cœurs contre lui endurcis,
    Car, se pitié de ce temps gris avez,
    Dieu en aura plus tost de vous merciz... 

    Ce matin passait devant ma fenêtre une cohorte de nuages. Ces derniers étaient tous plus gris et noirs les uns que les autres. Cependant  se détachait de ce troupeau, un spécimen plus clair et bien plus gros. Sa forme, au demeurant magnifique, ne m’invitait pas, hélas, à l’enthousiasme. Mais il faut que je vous l’avoue, son niveau bas, presqu’à ras le sol, et la particularité de son galbe tout en rondeur m’incitèrent à sortir de la maison. En scrutant cette splendeur naturelle  il me sembla apercevoir à son avant, le dessin d’une énorme branche d’arbre. Je restais là longtemps à l’admirer, le visage détrempé par sa pluie. L’envie me prit alors d’aller récupérer la longue corde remisée dans mon garage. De retour dans le jardin, je tentais à plusieurs reprises d’accrocher la formidable branche de ce nuage. Mais à chaque fois qu’il me semblait l’atteindre, irrémédiablement la corde me retombait sur la figure. Je crois, je ne peux vous l’affirmer, que mes gesticulations eurent le pouvoir d’agacer ce visiteur céleste. Et après m’avoir généreusement offert une ultime  saucée, il s’en alla tranquillement, presque nonchalamment…

    Frères humains, qui...



    31/05/13 - ©dh

     

  • Haiku 113 - crise

    coquelicot sous la pluie.jpg

     

    crise, crise, crise
    et même le ciel en pleurs
    rajoute à la crise 



    20/05/13 - ©dh