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daniel - Page 21

  • Haiku 140 - drapeau blanc

     

    un amour s'enfuit
    et sur le cœur citadelle
    flotte un drapeau blanc



    09/03/15 - ©dh

     

  • Haiku 139 - fin de règne

     

    le merle a sifflé
    hier matin la fin de règne
    de l'hiver déchu



    05/03/15 - ©dh

     

  • Haiku 138 - si on m'avait dit

     

    si on m'avait dit
    que... un jour on le dirait
    je vous l'aurais dit



    09/02/15 - ©dh

     

  • Haiku 137 - passage

     

    blanche immensité
    où se perd à l'infini
    le chemin des pas



    03/02/15 - ©dh

     

  • Au fond du jardin

    chat vire de bonheur
    des formes, des couleurs
    un animal végétal
    surprenant, verdoyant
    se fait reposant

    chat pitre on rigole
    des roulades, des cabrioles
    l’animal social
    fourbu, abattu
    n’en peut plus

    chat grain de déraison
    des peurs, des superstitions
    l’animal banal
    polisson, mignon
    fait ronron


    27/01/15 - ©dh

  • Haiku 136 - les beaux dégâts

     

    à l'inaccessible
    j'ai dit inconscient : t'es belle
    v'la les beaux dégâts



    19/01/15 - ©dh

     

  • Haiku 135 - douce année

     

    524541621 [Converti].jpg

     

    au cœur qui frémit
    devant la beauté des fleurs
    douce et belle année



    28/12/14 - ©dh

     

  • Haiku 134 - indécision

     

    à gauche ou à droite
    c'est bien l'éternel dilemme
    depuis qu'est le slip



    15/12/14 - ©dh

     

  • Te souviens-tu...

    te souviens-tu de cet été, enfant…

    quant au chant du coq tu t’étais levé à la lueur de l’ambre clair naissant, et que, dans ce jardin où régnait ce faux silence bruissant, d’un pas mal assuré tu avais marché les pieds nus sur l’herbe tendre, mouillée de la rosée du matin…

    te souviens-tu de cet été, enfant…

    quand dans la nuit conquérante, tu avais levé ton regard émerveillé vers l’immensité de cette voûte céleste traversée d’une pluie de comètes scintillantes filant se noyer dans l’indigo océan…

    te souviens-tu de cet été, enfant…

    de cette lune blanche et ronde que tu avais rendue captive, l’espace d’un moment, au fond d’un seau dans le reflet de son eau…

    te souviens-tu de cet été…

     

    12/12/14 - ©dh

  • Haiku 133 - leçon d'hiver

     

    la leçon d'hiver
    s'écrit sur le tableau blanc
    des vitres d'autos



    10/12/14 - ©dh

     

  • C'est beau une ville la nuit

    Un horizon bleu noir
    Des ombres s’accrochant sur le sombre
    Perforées de minuscules rectangles jaunes

    Dans le lointain de la nuit urbaine
    Se file l’éphémère brocart
    De lignes rouges et or

    Partant dans toutes les directions
    Des lampadaires en rails interminables
    Crachent leur lumière blanche

    A leurs pieds sur l’asphalte gris
    Grouille une foule dense
    Déambulant avec nochalance

    Brouhaha, cris d’enfants
    Rires, chants de poivrots
    Résonnent des heures durant

    L’air se vomit des odeurs
    Des vapeurs d’hydrocarbure
    A la marée du port tout proche

    Des senteurs de guimauve
    Du pralin des marchands ambulants
    Et de la frite triomphante

    La nuit s’avance
    S’étouffe le tintamarre
    S’estompe la cohue

    Arrive enfin cet instant
    Du moment tant attendu
    D'un souffle frais venant du large

    Courant les rues désertées
    Balayant l’atmosphère poisseuse
    Pour revivifier la cité endormie

     

    03/12/14 - ©dh

  • 18h45

    Elle prenait comme moi le 18h45.

    Il faut que je vous fasse un aveu. Jamais je ne l’ai remarquée. Elle, perdue dans la foule des anonymes, n’a pas su ou n’a pas pu retenir mon attention. Non,  il n’y a pas eu ces yeux magnifiques à la couleur d’une minéralité rare, de regard mystérieux amorce de début d’un voyage fantastique, de chevelure ondulante jumelle de Cassiopée dans la nuit d’un été torride, de parfum délicat à la rareté d’une rose de Samarkand, de voix mélodieuse à la douceur d’une mésange, de démarche altière d’une reine de Saba damnant le pauvre Salomon que je serais devenu, rien de tout cela ou rien d’autre encore.

    Mais alors comment ai-je pu connaître son existence ? Simplement parce que c’est elle qui me l’a dit ou plutôt écrit. Je me suis reconnu en lisant fortuitement, dans la rubrique du cœur du journal de ma région, un article qui titrait :

    Il prenait comme moi le 18h45.

     

    27/11/14 - ©dh