Haiku 140 - drapeau blanc
un amour s'enfuit
et sur le cœur citadelle
flotte un drapeau blanc
09/03/15 - ©dh
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un amour s'enfuit
et sur le cœur citadelle
flotte un drapeau blanc
09/03/15 - ©dh
le merle a sifflé
hier matin la fin de règne
de l'hiver déchu
05/03/15 - ©dh
si on m'avait dit
que... un jour on le dirait
je vous l'aurais dit
09/02/15 - ©dh
blanche immensité
où se perd à l'infini
le chemin des pas
03/02/15 - ©dh
chat vire de bonheur
des formes, des couleurs
un animal végétal
surprenant, verdoyant
se fait reposant
chat pitre on rigole
des roulades, des cabrioles
l’animal social
fourbu, abattu
n’en peut plus
chat grain de déraison
des peurs, des superstitions
l’animal banal
polisson, mignon
fait ronron
27/01/15 - ©dh
à l'inaccessible
j'ai dit inconscient : t'es belle
v'la les beaux dégâts
19/01/15 - ©dh
au cœur qui frémit
devant la beauté des fleurs
douce et belle année
28/12/14 - ©dh
à gauche ou à droite
c'est bien l'éternel dilemme
depuis qu'est le slip
15/12/14 - ©dh
te souviens-tu de cet été, enfant…
quant au chant du coq tu t’étais levé à la lueur de l’ambre clair naissant, et que, dans ce jardin où régnait ce faux silence bruissant, d’un pas mal assuré tu avais marché les pieds nus sur l’herbe tendre, mouillée de la rosée du matin…
te souviens-tu de cet été, enfant…
quand dans la nuit conquérante, tu avais levé ton regard émerveillé vers l’immensité de cette voûte céleste traversée d’une pluie de comètes scintillantes filant se noyer dans l’indigo océan…
te souviens-tu de cet été, enfant…
de cette lune blanche et ronde que tu avais rendue captive, l’espace d’un moment, au fond d’un seau dans le reflet de son eau…
te souviens-tu de cet été…
12/12/14 - ©dh
la leçon d'hiver
s'écrit sur le tableau blanc
des vitres d'autos
10/12/14 - ©dh
Un horizon bleu noir
Des ombres s’accrochant sur le sombre
Perforées de minuscules rectangles jaunes
Dans le lointain de la nuit urbaine
Se file l’éphémère brocart
De lignes rouges et or
Partant dans toutes les directions
Des lampadaires en rails interminables
Crachent leur lumière blanche
A leurs pieds sur l’asphalte gris
Grouille une foule dense
Déambulant avec nochalance
Brouhaha, cris d’enfants
Rires, chants de poivrots
Résonnent des heures durant
L’air se vomit des odeurs
Des vapeurs d’hydrocarbure
A la marée du port tout proche
Des senteurs de guimauve
Du pralin des marchands ambulants
Et de la frite triomphante
La nuit s’avance
S’étouffe le tintamarre
S’estompe la cohue
Arrive enfin cet instant
Du moment tant attendu
D'un souffle frais venant du large
Courant les rues désertées
Balayant l’atmosphère poisseuse
Pour revivifier la cité endormie
03/12/14 - ©dh
Elle prenait comme moi le 18h45.
Il faut que je vous fasse un aveu. Jamais je ne l’ai remarquée. Elle, perdue dans la foule des anonymes, n’a pas su ou n’a pas pu retenir mon attention. Non, il n’y a pas eu ces yeux magnifiques à la couleur d’une minéralité rare, de regard mystérieux amorce de début d’un voyage fantastique, de chevelure ondulante jumelle de Cassiopée dans la nuit d’un été torride, de parfum délicat à la rareté d’une rose de Samarkand, de voix mélodieuse à la douceur d’une mésange, de démarche altière d’une reine de Saba damnant le pauvre Salomon que je serais devenu, rien de tout cela ou rien d’autre encore.
Mais alors comment ai-je pu connaître son existence ? Simplement parce que c’est elle qui me l’a dit ou plutôt écrit. Je me suis reconnu en lisant fortuitement, dans la rubrique du cœur du journal de ma région, un article qui titrait :
Il prenait comme moi le 18h45.
27/11/14 - ©dh