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daniel - Page 29

  • Collatéral

     

    Quand dans tes yeux monte ce trop-plein de chagrin mêlé à la peur, quand la douleur est telle, qu’un indicible battement de paupière suffit à faire jaillir des torrents de larmes où s’entremêlent des hoquets incontrôlables à t’arracher la poitrine, toi tu es là, petit enfant, témoin innocent de la folie des hommes, les bras ballants, suffoquant de la poussière âcre, debout sur les gravats fumants de ce qui était une maison, ta maison, où vivait une famille, ta famille, tu ne sais pas, tu ne t’imagines pas encore ce sentiment, terrible et destructeur, ce sentiment acteur de ce moment, responsable de finalité, coupable de mort, celui qui vient prendre possession de ton âme, de ton être, de ta vie, qui t’animera, te portera, te guidera, te poussera aux extrêmes, à l’extrême de la pareille que tu rendras à celui, à ceux qui ont voulu, ceux qui ont commis l’irréparable à ton encontre, tu deviendras lui, tu seras eux, gonflé de venin, débordant de ce poison, qui ne t’appartenait pas, qui était à d’autres, mais qui est tien désormais... la haine.

     

     

    16/11/12 - ©dh

  • Haiku 104 - trésor de novembre

     

    fortune d'automne
    sur le ginkgo biloba
    ses mille écus d'or

     

    13/11/12 - ©dh

  • Haiku 103 - peur

     

    au brouillard tombé
    des fantômes blancs épient
    la peur des enfants

     

    09/11/12 - ©dh

  • Feuilles d'automne

     

    feuilles_hêtre.jpgCe n’était plus de simples feuilles de hêtre collées à un rectangle gris, mais bien des éclats de couleur vert, sienne, or, rehaussés de la lumière d’un courageux soleil d’après ondée, suspendus avec délicatesse à un dais bleu teinté d'une minéralité pétrole, qui s’offraient à mon regard ce matin-là.

     

    07/11/12 - ©dh

  • Haiku 102 - autre monde

     

    de ce côté-ci
    je le vois dans le miroir
    cet autre monde

     

    24/10/12 - ©dh

  • Haiku 101 - destinée

     

    la foule, un parc
    un bassin, les poissons rouges
    même destinée

     

    24/10/12 - ©dh

  • Haiku 100 - non retour / no return

     

    les moments heureux
    de ces temps toujours anciens
    jamais ne reviennent

     

    today you feel blue
    good old days never return
    have no vain regrets


     

    16/10/12 - ©dh

  • Matin gris

     

    nuages.jpg

    Gris clair, gris foncé... Cette nuit la pluie n’a eu de cesse de tomber et, ce matin, il est bien difficile de discerner l’horizon. Gris perle, gris argenté... Un tableau monochrome s’offre à moi avec la plus incroyable palette de gris, du plus clair au presque noir. Gris fer, gris acier... Cherchant à se dégager de cette étreinte, le ciel semble vouloir se faire pardonner en sacrifiant ses nuages les plus blancs aux aspérités du paysage. Gris ardoise, gris anthracite... En se déchirant à leur contact, les nuages ressemblent à de formidables paquets de ouate appliqués à la terre détrempée, donnant l’illusion de vouloir atténuer les outrages pluvieux subis par cette dernière la nuit passée. Gris vert, gris bleu...
     

     

    14/10/12 - ©dh
  • Haiku 99 - festin d'automne

     

    soleil jaune pâle
    festin froid du soir venu
    je mange l'automne

     

    02/10/12 - ©dh

  • Vivere tragoedia

    frise_visages.jpg

    La bouteille d’encre noire s’est renversée sur les jours qu’il croit inaltérables. Le retour par les ruelles pavées de sa mémoire est mal aisé. Trop pressé et certainement trop sûr de lui, il a oublié d’enlever ses cothurnes et peine à tomber le masque. Descendre de son piédestal, son étiquette et lui ne peuvent l’accepter. Son univers, un grand rôle de composition. Tout en faux semblants, il ne vit plus sa vie, il l’interprète. Il croit, dur comme fer, en son talent, en sa présence. Peu lui importe les mensonges, les trahisons, seul l’acceptation de son jeu par les crédules ne trouve grâce à ses yeux. Il n’est ni immonde, ni bon, ni juste, ni courageux, ni veule... il est comédien. Jusqu’au bout des ongles, jusqu’à la folie. La comédie dévore son existence à un point tel que cette dernière est, sans qu’il ne s’en doute un seul instant, une véritable tragédie.

     

    24/09/12 - ©dh

  • Haiku 98 - taïga

     

    hier un loup hurlait
    à l'espoir du changement
    hurle un autre loup

     

    07/09/12 - ©dh

  • Haiku 97 - maintenant

     

    le futur se meurt
    de ce passé au présent
    fait comme l'oiseau

     

    27/08/12 - ©dh